samedi 19 juillet 2008

requiem d'un amour.

On s'entend
et on ressent
nos mots s'élargir
puis se rétrécir
vers l'éternel horizon
des tombes d'émotions.

On se regarde
et on bavarde
de tous ces soucis
qui nous ont mené ici
qui nous ont sans cesse rongé
qui nous ont sans cesse plongé
dans l'étroitesse de nos coeurs
loin des aromes des fleurs.

On s'étreint
par peur que ne s'éteint
la flamme qui nourissait
notre amour qui pourissait.

On ferme les yeux
aux souvenirs heuruex
et on compte les heures
qui nous séparent du malheur
du dernier baiser
des regrets embrasés.

Je serre fort
mes draps d'or
pour que ne finisse
ces saveurs d'anis,
je compte au ralenti
les secondes vers l'oubli,
je me fâche
et je m'attache
à la brève consolation
des rêves et des illusions.

Tu m'aimes
dans mon sommeil,
je t'aime
dans mon réveil...

Je me jette et j'essaye
de tomber dans tes ailes
où ces deux mondes
ne sont
que pareils.

samedi 12 juillet 2008

avec le temps..

Avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
on oublie le visage et l'on oublie la voix
le cœur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller
chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
l'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie
l'autre qu'on devinait au détour d'un regard
entre les mots, entre les lignes et sous le fard
d'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit
avec le temps tout s'évanouit

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
mêm' les plus chouett's souv'nirs ça t'as un' de ces gueules
à la gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mort
le samedi soir quand la tendresse s'en va tout' seule

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
l'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rien
l'autre à qui l'on donnait du vent et des bijoux
pour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sous
devant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiens
avec le temps, va, tout va bien

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
on oublie les passions et l'on oublie les voix
qui vous disaient tout bas les mots des pauvres gens
ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid

avec le temps...
avec le temps, va, tout s'en va
et l'on se sent blanchi comme un cheval fourbu
et l'on se sent glacé dans un lit de hasard
et l'on se sent tout seul peut-être mais peinard
et l'on se sent floué par les années perdues- alors vraiment
avec le temps on n'aime plus

jeudi 12 juin 2008

J'attends.

Je me replie et me déplie.
Je me tend et j'attends.
J'allume et j'assume.
Je dévie, de toi, ma vie.
Je retiens et je reviens.
Toujours.
La même voix,
m'appelle,
vers la même voie.
Je regrette et je fête.
L'amour perdu.
L'amour pendu.
Tu me soutiens,
et je feins
que tout ira bien.
Je crains la fin,
de la fin.
Je te crève,
et je rêve,
que tu deferles,
tels des perles,
vers le fond de mon abîme,
me projetant vers les cimes
des cimes de mon âme,
léchant les lames
de mes blessures
en verdure.
Je te veux et je t'en veux.
Je pardonne et je donne.
Tout.
Partout.
Je suis tienne,
à l'ancienne.
Je me tends et j'attends.
et j'attends.
et j'attends.

mardi 20 mai 2008

foutu.

C'est fou. C'est fou, ce "système" qu'on nous oblige de suivre à la lettre. Cette ligne qui nous est dessiné depuis le moment damné de notre conception. C'est fou, toutes les choses qu'on a envie de faire, toutes les déviations qui nous tentent, et je ne parle pas des déviations morales, non juste des projets et des rêves qu'on a en tête mais qui ne se trouvent pas sur la fameuse ligne du normale. C'est fou, le potentiel qu'on perd. FOU. FOU. FOU.

Je ne comprends pas. Est-ce le manque de courage? le surplus de rationalisation? l'accoutumance? Qu'est-ce qui nous empêche de casser le cycle? Est-ce que ça vaut vraiment la peine? La peine de perdre ses motivations, ses passions. La peine de stresser, de se fatiguer, de s'enterrer. C'est fou.
C'est fou.
C'est fou.t.u.
C'est fou. tue.

samedi 17 mai 2008

mm.

Il FAUT que je me perçoive à travers les yeux de gens qui me connaissent à peine.

C’est bizarre, parce que, que peuvent-ils vraiment connaître de vous?

Mais… que connaissez-vous de vous-même vous aussi ?

On pourrait bien penser que personne ne peut nous connaître mieux que nous-même. Evident. Je me fréquente 24/24. Et ce, depuis le moment où je suis né. Et c’est ce qui m’éloigne toujours plus de moi-même.

Il ne me reste de mes perceptions que ces glorieuses réalisations qui m’ont béni, à plusieurs reprises, de leurs exempts révélations autant personnelles que cosmopolites.

Mais il ne m’est jamais venu à l’esprit, que même ces réalisations, dans toute leur vérité, ne sont jamais absolues ni stables. Elles changent. Mais ne reste dans la mémoire que le premier effet de la première découverte. Et que Dieu ne permette le moindre changement !

J’ai besoin, de me voir dans des yeux étrangers. J’ai besoin de savoir où j’en suis. Je n’arrive plus à faire un auto-jugement. Tout le temps possible de solitude ne m’offrira pas ce prestige. Parce que, il parait, ces réalisations deviennent de plus en plus rares après un certain âge. C’est ça mûrir. C’est ne plus questionner, ne plus être curieux. Etre plus sage. Calculer ses moindres actions. J’arriverai même à dire, mûrir, c’est devenir extrémiste en quelque sorte. C’est acquérir une suffisance de bagage psychique et morale et ne plus croire qu’en ce bagage. Et quand notre croyance se centre autour d’une seule direction, c’est qu’on est extrême. C’est qu’on est mature.

Je dévie.

Les gens qui me connaissent depuis toujours, connaissent la même personne que je connais moi-même. Ils sont peut-être plus sensibles à mes changements, mais eux aussi, ont eu, dans un certain temps, leurs propres réalisations à mon propos, et c’est ces réalisations qui gagneront toujours le jeu.

J’ai besoin du nouveau.

J’en crève.